jeudi 19 octobre 2017

Figueras, Cadaquès.; à moi, Dali!

Je vous l'avais promis, voici donc mes aventures au pays de Dali.


Nous nous étions inscrits, un peu sur un coup de tête et en coup de vent, au voyage en groupe "Figueras, Cadaquès, Collioure", organisé par l'association culturelle de Lattes lors des inscriptions aux diverses activités piano, rando, yoga) proposées début septembre par la commune.
Il restait 2 places, elles furent pour nous.

Nous voilà donc partis, dès 6h30 du matin (ouille, dur pour moi!), rejoindre les 48 autres participants, dans un bus spécialement apprêté pour notre groupe.
Chouette surprise, nous y retrouvons quelques joyeux drilles, compagnons de randonnée, avec lesquels nous partagerons visites et.. crèmes catalanes, bien sûr!

On aurait du s'en douter, partir dans cette contrée quelques jours après le référendum sur l'indépendance de la région, cela nous vaudra de découvrir des villes pavoisées de drapeaux catalans.


Mais l'objectif de ce voyage était bien de découvrir les terres de Dali, et visiter son fameux "teatro-museo Dali"


Situé sur une placette, près d'une église et..d'un magasin de turron (miam), ce bâtiment loufoque et farfelu, m'a d'emblée plongée dans son univers où il faut se laisser surprendre à chaque instant.
La façade en elle-même est déjà sidérante, puisque Dali a racheté un ancien théâtre en ruines pour y installer son musée.. et son tombeau.

Voici donc un aperçu de la façade:


A l'intérieur, peintures, sculptures, installations nous font tourner la tête à chaque instant, heureusement que nous avions une guide pour nous orienter et nous donner quelques clés pour mieux voir certaines oeuvres.

Certaines sont d'ailleurs bien connues, telle ce portrait de Mae West:


ses innombrables portraits de Gala:


et ses tableaux qui me bouleversent toujours autant, celui-ci par exemple:



Dali, c'est foisonnant, luxuriant, coloré, excessif, provocateur, drôle et tragique à la fois, c'est l'imaginaire au pouvoir..un pied de nez à la mort, vous l'aurez compris: c'et vivant et j'adore!

On voit son environnement différemment après avoir pénétré dans son monde.. à tenter de faire de son assiette un hommage au maître:

avant:


après:


Ok, ce n'est pas encore une oeuvre d'art, mais cela vous prouve l'influence de cet artiste sur des béotiens tels que nous!

Après Figueras et un déjeuner (dont vous avez l'entrée ci-dessus), en route vers Cadaquès, petit village de pêcheurs, aux ruelles fleuries et colorées, où a vécu Dali.


Je le dis sincèrement, dans cet environnement, on se sent tout de suite plus inspiré que sur le périf!


Nous passerons en fin de journée devant la maison qu'il occupait là, sans pouvoir la visiter, ce qui nous laisse sur notre faim, et nous suggère fortement d'y revenir!



Après une nuit à l'hôtel, retour le lendemain avec une visite de Collioure, là aussi,ancien village de pêcheurs, à l'histoire fort compliquée entre l'Espagne, la France, sans oublier les Wisigoths et autres conquérants fort nombreux dans le passé.

Collioure, donc, est surtout connu comme patrie du fauvisme puisque Derain et Matisse y auront trouvé la lumière et les couleurs propices à ce nouveau genre pictural.



Tout le village s'est investi dans cette manne artistique (et touristique) et a mis en scène son paysage avec des copies de tableaux inspirés par celui-ci, ou en posant de simples cadres au travers desquels on contemple la vue naturelle, comme un tableau!



Mais nul besoin de prétexte artistique à vrai dire pour aimer cet endroit.
La lumière est les couleurs y sont tout simplement magnifiques.



Il faut juste prendre son souffle pour mériter de vues extraordinaires.. car oui, ça grimpe, et pas qu'un peu.. mais en haut des tours du château, on réalise que cela en valait la peine!


Un dernier coucou?



samedi 14 octobre 2017

Des bouquins, des bouquins, et encore des bouquins!

Je me régale en ce moment, et ce, depuis un certain temps, grâce.. aux nombreux livres qui sortent en ce moment, ou que je découvre.. du bonheur à l'état pur!




Une amie à qui j'avouais un jour que certains jours, je ne faisais rien, car j'étais plongée dans un roman passionnant dont je n'arrivais pas à décrocher, a eu ce cri du coeur dont je ne la remercierai jamais assez:
 "mais Ciboulette, tu n'es pas en train de ne rien faire, TU LIS"!

Je ne vais pas maintenant vous pondre une thèse sur le plaisir et le bonheur de lire, certains le font beaucoup mieux que je ne saurais l'écrire, mais vous faire part de mes dernières découvertes.

Car oui, je voyage, cueille mes olives, taille mon lierre, fait des randonnées, suit des cours de piano, et de yoga.. mais je suis en état de manque absolu si je ne lis pas dans la journée, le soir, avant de m'endormir, dans les salles d'attente, dans les transports..

Voici donc mes derniers livres lus.. et dégustés:

Un bon gros roman historique bien ficelé tout d'abord, celui de Ken Follett qui se situe en France et en Angleterre lors des guerres de religion, en passant par l'Espagne, les Flandres et le Nouveau Monde:


Si vous avez déjà lu "les piliers de la terre", dont l'intrigue se situait au XII ème siècle en Angleterre, lors de la construction des premières abbayes, "un monde sans fin", qui retraçait l'essor du gothique au XIVème, toujours en Angleterre, vous serez encore un fois séduit par le style Follett quand il se lance dans le roman historique: aventures, espionnage,  rebondissements, histoire d'amour évidemment.. et documentation prodigieuse au service du roman..
Sinon, lancez-vous, vous ne le regretterez pas!

Autre style, un exercice littéraire pur d'une auteure que j'apprécie tout particulièrement et dont je vous ai déjà parlé, celui de Valentine Goby:


Je vous livre une critique "L’une, Valentine Goby, est romancière. L’autre, c’est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée, résistante, poète ; elle a laissé une oeuvre foudroyante. Voici deux femmes engagées, la littérature chevillée au corps. Au sortir d’Auschwitz, Charlotte Delbo invente une écriture radicale, puissante, suggestive pour continuer de vivre, envers et contre tout.

Lorsqu’elle la découvre, Valentine Goby, éblouie, plonge dans son oeuvre et déroule lentement le fil qui la relie à cette femme hors du commun. Pour que d’autres risquent l’aventure magnifique de sa lecture, mais aussi pour lancer un grand et beau cri d’amour à la littérature. Celle qui change la vie, qui console, qui sauve.
« Je me promets d’éclatantes revanches » est un texte intime, un manifeste vibrant qui rend hommage au pouvoir des mots et de la langue, plus que jamais nécessaire.".



Une chose est certaine, après avoir lu cet ouvrage, il faut que je lise Chantal Delbo!

Changeons totalement de style, pour un roman policier, une découverte, recommandé par un ami (merci encore):



C'est lors d'un de ces dîners en été, entre amis, où l'on discute d'un peu tout, que vous est indiqué un auteur dont vous ignoriez royalement l'existence, vous notez au passage son nom, et, un jour de manque (plus rien à lire, au secours!), vous le commandez et commencez à le lire.. sans plus vous arrêter!
Un bon polar danois avec son équipe de policiers bien cabossés, une énigme qui tient la route.. j'ai commencé la suite des aventures du "département V"!


Une surprise, un de mes auteurs chouchou sort un ouvrage se déroulant en Russie, alors qu'on en attendait un se déroulant en Colombie.. il s'agit bien sûr de Caryl Ferey, et son livre, sorti le 12 ocrtobre, est déjà sur ma liseuse!



Je l'avoue, pour l'instant, je ne l'ai pas encore commencé.. je le garde bien au chaud, un Caryl Ferey nouveau, on retient un peu le plaisir de sa découverte (et on finit le bouquin qu'on est en train de lire, le second Adler Olsen).


Un bonheur n'arrivant jamais seul, mon libraire me prévient par mail qu'il reçoit mercredi prochain Jean Marie Blas de Roblès pour son dernier livre:


Jean-Marie Blas de Roblès qui m'a tant enchantée dans ses romans précédents, à l'imagination débridée, à la construction pleine de chausse-trappes, aux personnages emplis de rêves: "là où les tigres sont chez eux", "l'île du point Némo",  "la montagne de minuit", vous n'en avez lu aucun?..
Bande de veinards qui allez peut-être les découvrir!

Enfin, en farfouillant sur les sites des libraires..je réalise que le dernier Déon Meyer sort le 19 de ce mois..


Déon Meyer, le polar de l'Afrique du Sud, qui nous fait découvrir à chaque livre une facette de son pays, et dont j'ai dévoré les précédents ouvrages..

Comme vous pouvez le constater, cette rentrée me comble au plus haut point.
Je finirai donc ce post par cette citation de Vargas Llosa:

Lire, c'est protester contre les insuffisances de la vie".




dimanche 8 octobre 2017

La vie n'est pas un long fleuve tranquille, part 2.

Résumé de l'épisode précédent: je fonce dans une porte vitrée, m'explose le nez dessus, soigne le tout avec ma poche de glace et de l'arnica et colle un sparadrap dessus pour pouvoir mettre mes lunettes et masquer un peu l'hématome.

Le lendemain matin, départ pour aller voir mes parents à quelques 450 kms.
Mon père a été victime d'un "mini" AVC , (il y a des gradations dans ce type d'accident..),  il faut voir comment l'aider, et je tiens à l'accompagner pour ses examens.

Ma première préoccupation: ne pas lui faire peur lorsqu'il me verra!
Je passerai la majeure partie du trajet à vérifier que je ne ressemble pas à un monstre et à poser à mon mari la même question: " ça va, mon nez?".

Nous sommes arrivés à temps pour l'emmener passer un doppler, retourner chez le médecin pour lui montrer les résultats et qu'il confirme que le traitement à poursuivre est.. la prise d'aspirine.
Le lendemain, rendez-vous chez un cardiologue qui pensait devoir lui faire passer.. un doppler (ben, non, déjà fait), et s'est surtout extasié sur .. ses belles carotides. On est content de lui avoir fait passer un aussi beau moment.
On attend surtout maintenant qu'il envoie son compte-rendu d'examen au médecin qui suit mon père.

Entretemps, nous aurons réussi à monter un dossier APA à la mairie, et contacté un service de télé-alarme pour équiper mes 2 parents en cas de problème.

Je suis donc rentrée chez moi en partie soulagée, tout est mis en place pour que tout aille pour le mieux, et j'ai appris plein de choses:

- pour obtenir une aide de la mairie (courses, portage de repas..), il faut d'abord remplir un dossier APA, soit, pour béotien tel que moi: Allocation Perte d'Autonomie, et fournir une multitude de documents.
Personnellement, je trouve le terme un peu humiliant, pas vous?: mes parents ont juste besoin d'aide pendant un certain temps.

Ce dossier sera examiné lors d'une commission qui se tiendra. on ne sait quand, mais on sait d'ores et déjà que mes parents n'y auront pas droit.
Sauf que rien ne peut être mis en place dans l'immédiat si un tel dossier n'est pas déposé en mairie,  sachant qu'il sera refusé.

Le dossier étant déposé, mes parents peuvent bénéficier d'une aide-ménagère et autre assistance.

Il y a quelque chose qui me semble un peu absurde là-dedans..



Une fois rentrée chez moi, et à l'insistance de ma famille et amis, je décide de m'occuper de mon nez.



Je commence par appeler le cabinet de radiologie et demande un rendez-vous pour faire une radio.
Naïve que je suis, c'était beaucoup trop simple!

La secrétaire m'explique que dans mon cas, il me faut passer un scanner, et donc commencer par obtenir une ordonnance auprès de mon généraliste.

La moutarde commence à me monter sérieusement.. au nez!

Je vais donc consulter, et là, plus simple et rapide, il n'y a jamais eu.

Question: respirez-vous normalement?
Réponse: oui.
Conclusion: vous n'avez donc pas le nez cassé. Ca passera dans une dizaine de jours. 25 euros.

D'ailleurs, c'est vrai, ça va mieux!

Bientôt, je vous raconte mes deux journées en vadrouille à Figueras, Cadaquès, et Collioure à la rencontre du surréalisme et du fauvisme, c'était de circonstance..












La vie n'est pas un long fleuve tranquille, part 1.

Coucou, me revoilou!
Je vous ai un peu laissé en plan après ma virée pyrénéenne, mais, j'ai des excuses, si, si!


Tout d'abord, mes activités ont très vite repris: rando, piano, kiné..bref, la vie normale bien occupée de tout retraité qui se respecte.
Sans oublier le premier dîner où étaient conviés quelques membres de l'association où oeuvre mon mari, après leur séance de travail à la maison.

Je vous plante le décor de la scène.
Il est 17h, ma crème caramel est au frigo, ma salade est lavée, essorée, et les ingrédients pour la tarte à la tomate prêts à être cuisinés.
Les convives doivent arriver à 18h pour leur réunion.

De mon séjour, je jette un oeil sur mon jardin, et vois sortir de ma cuisine le chat du voisin qui vient de s'inviter à une croquettes party dans la gamelle de mon chat et se dandine en se léchant les babines.
Je n'irai pas jusqu'à affirmer qu'il m'a lancé un regard moqueur, quoique..

Mon sang ne fait qu'un tour (pour rappel, le véto m'a expliqué longuement, et pour 54 euros, que mon chat était stressé à en être malade par l'intrusion dans son territoire des chats qui venaient manger ses croquettes),  je me précipite à fond la caisse en hurlant pour défendre Pacha et faire fuir l'importun.

De l'inconvénient d'avoir des vitres trop propres, je n'ai pas vu que la porte-fenêtre était fermée.
J'ai bien entendu le "boum" de ma tête sur la vitre et me suis retrouvée un peu groggy, assise par terre, à saigner du nez.

J'appelle mon mari qui m'apporte la poche de glace du congélateur toujours prête (maladroite, mais prévoyante), et reste un moment allongée sur le canapé avec ce pack magique sur le pif.


Le temps passe, et les invités vont arriver!
J'avale les dosettes d'arnica que mon mari est allé me chercher à la pharmacie, et me colle un sparadrap .. sur le nez, pour pouvoir y poser mes lunettes sans avoir trop mal.. et finir de préparer mon repas.

C'est donc la première fois que j'aurais été une hôtesse de maison polanskienne, vous rappelez-vous de Jack Nicholson dans Chinatown?


Bon, il paraît que mon dîner était parfait.
Les invités l'étaient également, ils m'ont poliment interrogée sur ce qui m'était arrivé, et ont eu la courtoisie de ne pas s'esclaffer et de passer à d'autres sujets de conversation.

Celui qui aura finalement risqué le plus dans cette histoire, c'est mon mari, lorsque le lendemain nous sommes rentrés dans un magasin et que la vendeuse l'a interpellé d'un ton fort agressif pour lui demander si c'était lui qui m'avait frappée!!

samedi 23 septembre 2017

Virée pyrénéenne.





Vous souvenez-vous de cette chansonnette: "colchiques dans les prés, fleurissent, fleurissent, c'est la fin de l'été"?



Et bien, je le confirme, après avoir ramassé mes premiers champignons, nous sommes maintenant officiellement en automne.

Bon, pour l'instant, à part les températures qui fraîchissent le soir, et la nuit qui tombe subrepticement de plus en plus tôt, on ne s'en rend pas vraiment compte.

Heureusement que je m'en fus quelques jours cette semaine chez des amis, dans les Pyrénées, à la cueillette aux champignons pour m'en rendre compte!
Et pour la première fois de ma vie, j'en ai vu, trouvé, et ramassé dans les bois, visez un peu la récolte de lépiotes et bolets:


Les Pyrénées, je connaissais un peu, mais faire leur connaissance avec des amis qui vous font le plaisir de vous les faire découvrir lors de randonnées dans des lieux superbes, ça ne vous donne qu'une envie: y retourner.


On y trouve des lieux dignes de figurer dans les livres de conte de fées (:ne dirait on pas que cet arbre va parler?:



Comme une impression que l'on va sous peu croiser Blanche Neige, non?


Sur les sentiers, quelques rencontres inattendues vous rappellent que vous n'êtes pas le maître ici et qu'il vaut mieux céder le passage:


Et oui, ici chevaux, vaches et moutons paissent en liberté, ouf, il existe encore un type d'élevage qui ne soit pas industriel!

Nous sommes également tombés sous le charme de ces petits villages fleuris, au fond des vallées,


Où, là aussi, règne une certaine féerie: ne croirait on pas que cette façade va vous parler?



Des paysages sublimes vous lessivent la tête en grand:


Et soudain, le monde est beau, la vie est belle, et on respire plus amplement..

Vous l'aurez compris, je suis rentrée à la maison des souvenirs plein la caboche.
Quelques courbatures en prime, les randos dans les Pyrénées ayant, il faut bien l'avouer, un dénivelé beaucoup plus important que celles que nous faisons dans notre région.

Ce que vous ne verrez pas, mais que je garde bien au chaud dans ma mémoire, ce sont les soirées chez mes amis, au coin d'une flambée, à raconter  ses histoires, se découvrir autrement, à rire, faire la cuisine ensemble, s'émerveiller, une nuit, devant la voie lactée dans un ciel tout pur, ce sont les glissades dans les forêts, les émotions partagées devant un paysage.. bref, une amitié qui se consolide, se renforce, et qui fait chaud au coeur!


vendredi 8 septembre 2017

La révision des 59.

Ca y est, c'est fait, j'ai passé le cap avec succès, me voilà prête à rejoindre dans un an le joyeux club des sexagénaires.

Pour m'aider, j'ai eu plein de cadeaux!

Des bouquins, tant papier qu' à télécharger sur ma liseuse.
Au passage, je ne remercie pas Amazon qui a changé son système d'envoi de livres électroniques en cadeau, c'est devenu relativement tordu pour ceux qui veulent en offrir, merci donc à ceux qui ont réussi à me les faire parvenir.
Je vais déguster en premier le dernier ouvrage de Valentine Goby et vous en dirai des nouvelles :

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Autre cadeau répondant à mes envies, des boîtes à gâteaux en métal, rondes et vides, pour les remplir de mes confections et apportées en mains propres par une de mes filles .


Mine de rien, ce n'était pas facile à trouver, et non, je n'allais pas acheter des gâteaux dans des boîtes pour ne garder que celles-ci, en général, ils ne sont pas très bons, et les boîtes sont moches.
J'ai appris à cette occasion qu'il y avait une saison pour ce type d'article: Noël, bien sûr!
Sauf que je fais des biscuits quand l'envie m'en prends, et pas qu'à cette saison, na.

Pour compléter le rayon alimentation, j'ai également reçu des produits du sud-ouest fort sympathiques, foie gras et autres douceurs au palais, accompagnées d'une charmante bouteille de Montbazillac..nous y avons fait honneur le soir même, miam.

Enfin, un de mes derniers cadeaux, plus surprenant, je l'avoue, et ne reflétant guère ma féminité naturelle, mais dont je rêvais:


Inutile de vous frotter les yeux, oui, je rêvais bien d'avoir mon karcher pour nettoyer mes dalles et terrasse sans avoir besoin d'aller en emprunter un chez le voisin.

Transition toute trouvée pour en arriver au sujet de ce post: l'entreprise de rénovation.

Commençons par ma modeste personne et ses extrémités si fragiles:


Ben oui, j'ai ressorti mon attelle, une de mes chevilles ayant déclaré forfait suite à une vielle chute que j'avais décidé de snober fin juin mais qui se rappelle douloureusement à mon souvenir. Aïe..
J'étais pourtant toute fière de ne pas m'être fichue par terre depuis deux ans.
Je vais avoir l'air maligne en allant m'inscrire au club de rando la semaine prochaine...

Autre rénovation perso: un passage chez le coiffeur devenu nécessaire et urgent, c'est banal, mais quand on connaît ma passion pour ce type d'activité..

Plus intéressant, et faisant partie de ma liste de cadeaux: l'accord du piano qui en avait bien besoin, entre l'humidité du printemps, la chaleur de cet été (je ne frime pas: ma lavande et mon thym ont grillé), et mon jeu .. il avait souffert le pauvre!


Une heure et demie auront été nécessaires à l'accordeur pour régler l'ensemble, y compris les pédales, et le tabouret qui grinçaient (aurais-je grossi?).
Je n'ai plus d'excuse pour jouer faux..

Enfin, scoop: nous avons enfin un portillon d'entrée qui ne s'ouvre plus tout seul, peut même être fermé, et est enfin connecté à l'interphone.. nous entrons dans la modernité!


Bon, nous avons du faire appel 3 fois de suite au technicien qui avait installé le système, après nous être retrouvés enfermés dehors, ou dedans.. et je n'ai plus qu'à donner un coup de peinture à la barre de maintien métallique noire assez moche et tout sera parfait!

Bilan de ce passage à 59 ans: impeccable, impossible de faire mieux.

Seule ma boîte mail devient vexante, après m'avoir proposé des monte-escaliers, des assurances seniors, voilà que je reçois maintenant des pubs pour.. souscrire une convention-obsèques..

Soyons juste, on m'offre aussi d'essayer une Jaguar ou une Golf...


vendredi 1 septembre 2017

Un mois d'août éblouissant!

Ca y est, septembre pointe le bout de son nez, et ceci sera le dernier message de mes 58 ans, demain, je passe la vitesse supérieure.

Que de visites, d'émotions et de bonheur pendant tout ce mois d'août!
(Vous aurez d'ailleurs remarqué que je n'ai pas eu le temps de poster quoi que ce soit durant cette période).

Le mois a commencé par la visite de ma soeur, venue avec ses deux filles passer quelques jours chez nous.
C'est toujours un plaisir tout particulier de la revoir, tout d'abord, rappelons-le, car je n' en ai qu'une (de frangine), et ensuite, comme elle réside près de San Francisco,  nous avons peu d'occasion de nous retrouver, quelques 9 500 kms nous séparent!



Balades, piscine, courses camarguaises, plage et discussions sans fin étaient au rendez-vous.. et j'ai pu revoir mes nièces qui deviennent maintenant de vraies jeunes filles.. le temps passe vite!

Nous avons eu une courte semaine de pause pendant laquelle nous avons fait réviser nos vélos,  et surtout, faire tailler notre palmier en pleine floraison qui menaçait, comme l'an dernier, de semer des floppées de graines ( lesquelles s'empressent de germer pour que je passe ensuite des heures à en arracher les pousses).
Voyez un peu tout ce qui a été enlevé, c'est impressionnant:



Mais l'apothéose de cette période s'est tenue à la fin du mois, où avait lieu dans le même temps notre rencontre musicale familiale prévue de longue date, et la fête de Lattes, dont je vous donne un aperçu du programme pour la seule journée de dimanche, sachant qu'elle débute le mercredi, se passe dans notre rue et dans les arènes toutes proches!



Question animation, nous n'avons pas été en reste!

Intitulé de la rencontre: "les Schlegeles- Lattes 2017". 
Pour non initiés, une grande partie de la famille est alsacienne, et on pourrait traduire ce "Schlegeles" par "chenapans".
Tenue de ralliement réalisée par l'une d'entre nous, ce flamant rose mâtiné de cigogne, évident pour notre groupe.



Nous nous sommes donc retrouvés à 12 pour faire de la musique ensemble sur 3 jours.

Certains sont arrivés en avance, d'autres sont restés encore un peu après pour profiter de la région, en bref, nous avons passé une bonne dizaine de jours à nous retrouver, déjeuner, plonger dans la piscine, aller à la mer, visiter Sète, faire des jeux,  des blagues et.. de la musique.

Question organisation, nous avons profité du beau temps pour dégager notre séjour, en sortir la table, pousser les canapés, relever le lustre contre lequel certains se cognaient la tête, bref, créer une vraie salle de musique:



et un salon de jardin où déjeuner à 12!



Nous avons ainsi pu monter notre chorale pour chanter l'air" Diggi, Daggi" de l'opéra de Mozart "Bastien, Bastienne" (à trouver sur YouTube si vous le voulez), et jouer ensemble avec piano, orgue, guitares, violons, trompette et percussions diverses, la fameuse sarabande de Haendel que nous avions travaillée à l'avance (pour ceux qui s'interrogent, se rappeler la bande son du film" Barry Lindon").

On ne peut pas franchement dire que nous arriverons à sortir un disque de notre prestation, mais pour une première, ce fut une sacrée réussite!

D'autant que dans la rue se passait ceci:


Voire cela dans les arènes:


Nous pouvions donc faire autant de fausses notes que nous le voulions, répéter et répéter encore, brailler du Brassens ou des negro spirituals sans déranger les voisins!

Certains Schlegeles ont découvert les ferrades (marquage au fer rouge des taureaux de l'année) dans une ambiance digne des meilleurs westerns:




D'autres ont assisté à la remise des prix des courses camarguaises


ou fait un tour au marché le dimanche matin pour assurer le ravitaillement..



Pour couronner le tout, nous en avons profité pour fêter l' anniversaire d'une de mes filles et de sa cousine sur le port Ariane, avant de faire un tour au bal local..



Bilan de la rencontre: on remet çà l'an prochain, bien sûr!



P.S: De mon côté, si j'ai réussi à surmonter un tant soit peu mon stress au piano, j'ai également appris que pour accompagner la quarantaine de knacks amenées par certains, il fallait impérativement une salade de pommes de terre. Je sais maintenant que pour 12 personnes, il faut 3 kilos de patates.